Une cause qui me tient à coeur

December 22, 2017

Une amie à moi m’a un jour dit que, si chaque être humain sur la terre choisit une cause qui lui tient à cœur, pour y mettre toute son énergie, il n’y aurait plus de problème sur terre.  Cette affirmation m’a interpellé.  Je me suis alors questionnée : quelle serait LA cause que je soutiendrais?  Quelle est LA cause qui me tient vraiment à cœur?

 

Je choisis toujours incontestablement la violence faite aux femmes.  La violence sexuelle plus particulièrement.    Une femme sur cinq sera victime d’abus ou d’agression sexuelle au courant de sa vie.  

 

Encore aujourd’hui, celles qui ont osé dénoncer leur agresseur se voient diminuer, critiquer, blâmer, sur les lieux publics.  Bien souvent, la parole des femmes est remise en doute, parce qu’elles étaient habillées sexy, parce qu’elles avaient bu, parce qu’elles n’avaient pas fait attention.  Ou parce que le gars qui avait agressé n’était pas un écœurant, mais un garçon de bonne famille (!).   Le résultat est souvent une peine ridicule, pour leur agresseur.  Comme si le viol n’était pas un geste si criminel que ça.  Tout pour ne pas inciter les autres femmes, victimes de violence ou de viol, à aller de l’avant et dénoncer leur agresseur.

 

Par exemple, l’affaire américaine Brock Turner : un jeune homme de bonne famille, universitaire, avec un avenir d’athlète aux Jeux Olympiques.  Pris en flagrant délit d’agression sexuelle sur une jeune femme intoxiquée.  Avec témoins.  Avec un « kit de viol » administré à l’hôpital, sur la victime.  Qui écope de 6 mois de prison (avec une étiquette à vie de prédateur sexuel), mais qui en sort après 3.

 

La victime elle, se réveille à l’hôpital, sans souvenir.  Elle ne sait pas pourquoi elle se trouve à l’hôpital.   Elle apprend, par quelqu’un d’autre, qu’elle a été victime d’une agression sexuelle.  Elle écrit une lettre, adressée à son agresseur, qui sera lue à haute voix au tribunal.   Une lettre qui, par la suite, sera lue par des millions de personnes à travers le monde (vous pouvez la lire aussi, ici).

 

Il y a du chemin à faire, sur la notion du consentement.   Il a du travail à faire, auprès de nos jeunes enfants.  Leur apprendre que « non » veut dire non; que ce n’est pas parce qu’on veut le jouet de l’autre, que nous avons le droit de le prendre.  Que parce qu’une personne est intoxiquée, et pas en mesure de donner son consentement, ça ne veut pas dire que ça nous donne le droit de la/le prendre.   Changer notre façon de penser aussi : une femme qui a été violée n’est pas responsable.

 

 

Lorsqu’Isabelle Castonguay nous a approchés, mon conjoint et moi, pour réaliser un vidéoclip pour sa chanson Transformer le Gris en Multicolore, sur le thème de la violence conjugale, ce projet m’a tout de suite parlé.  Isabelle est une intervenante au sein de l’Alliance des maisons d’hébergement des femmes violentées.  Elle est également musicienne. 

 

Grâce à la participation d’un conseil d’administration, formé d’intervenantes de l’Alliance, ainsi qu’à la participation d’une équipe technique du tonnerre, et de deux supers acteurs, Maryse et Guillaume,  je suis fière de vous présenter le résultat final de cette collaboration.   Un morceau de ma participation au sein d’une cause qui me tient à cœur!

 

 

 

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